Camino·La vie tout simplement

Mais pourquoi j’ai dit ça! 

Depuis que je me suis retrouvée à marcher chaque jour, que j’y ai pris un plaisir intense, que j’en ai bavé lorsque je m’accrochai  a ces yfoyaka les jours de fatigue, depuis ces balade avec Argos, j’ai une musique dans la tête : marcher plus longtemps, chaque jour, avec juste un but très lointain, mettre mes pas dans les traces des marcheurs du Camino.

Ça chantait dans une sorte de silence en moi depuis plus longtemps encore je crois, mais je pensais être incapable. Et je raisonnais, a quoi ça sert, il y a tant de chemins à faire, pourquoi celui-là…et la musique insistait dans les moments les plus inattendus.

Et un jour j’ai déclaré : je fêterai mes 70ans sur le Camino.

Mais pourquoi j’ai dit ça moi, mais qu’elle idée de mettre des mots sur un truc pareil, moi qui ne marchait pas 500m il y a trois   ans? Et je l’ai écrit. Et j’ai échafaudé des plans : camping car a chaque étape pour garder les chats, porter le sac, reposer le chien. Puis non, partir seule avec le chien et une tente. Puis je dis ça mais non c est trop grand ce truc, je ne pourrais pas. Puis le chien aura mal aux pattes, il sera épuisé et je m’en voudrai.

Et à un moment, ça prend forme, j’écris des plans, je cherche les étapes, je regarde les sacs, les chaussures, je fais des fichiers pour chaque élément important. Le déclic est venu un jour de grande tristesse,  d’épuisement, dans un avion en partance pour Montréal après 6 mois de stress familial important. Il fallait que je me « sauve » que je m’occupe de moi que je revive pour me retrouver.

Dix jours plus tard, de retour au Paradis des lézards, j’ouvre timidement la porte de ce projet et je le retrouve intact, fort, lumineux c’est décidé je tente. On verra bien Carpe Diem

Et plutôt que de repousser l’idée comme irréalisable, je lance le projet comme possible. D’un problème de manque de confiance, je fais un projet possible.
Et fidèle a mes modèles de coaching, j’applique le principe : un projet, une action pour poser la première marche du projet.

La Premiere action : réunir toutes les infos et classer tous les dossiers qui s’éparpillent dans l’ipad.

La seconde action : plan de préparation. Je commence par ce mois d’aout ou il fait si chaud que je suis incapable de marcher. Donc entrainement piscine : muscler les genoux

 

Programme pour 15 jours : 2 fois 500m/jour en brasse et dos crawle, mais avec palmes et mouvements spécifiques a la musculation des genoux et rendez vous osteopathe.

Ok j’essaie d’écrire chaque jour ici pour aider a la mise en route du projet’ puis ensuite en faire un journal d’entrainement et pourquoi pas un journal de marche.

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Mâ j’ai quelque chose à te dire

Dis moi, toi là bas,

Oui toi, qui à mon arrivée sur twitter m’a interpellé en me disant :

Salut, nous sommes les g mères de choc de twitter

Et la vieille débutante que j’étais s’est sentie tout à coup moins seule 🙂

Toi qui m’a rendu accro à tes recettes au point que je me prenais 3kg en les lisant. En fait je ne mangeais pas tes recettes, je les savourais de l’oeil, elles contiennent l’amour, la tendresse, la rage et le savoir faire des mères, j’y retrouve un petit goût connu.

Alors oui toi, dont le Léon est devenu pour beaucoup le grand père virtuel,

Toi dont la plume fait vibrer chez moi ce partage essentiel d’une Histoire qui m’a toujours touchée profondément,

Toi qui réveilles  en moi comme un ancestral chant d’union avec tout un peuple

 

oui c’est de toi que je parle Mâ,

je hais cette méningite « carloscomateuse »

OK Touché, Coulé.

Tu me bluffes, tu m’épastoufles, et ça déchire. Quel souffle, quel modele, je suis la plus vieille des deux mais tu es la plus Grande, dans ton Coeur et par tes Talents.

En ma qualité de plus vieille, je voulais t’offrir  ma main dans la tienne, puis je me suis dit que c’était ridicule, car des bras, des mains, des tendresses tu en as tellement chez toi. Finalement, un peu plus c’est toujours bon a prendre peut-être.

Te connaître est un honneur et un bonheur, merci pour Qui tu es, merci pour tes blogs et ton bouquin tellement forts, percutants, humains.

Merci pour tout Mâ, je te suis des yeux sur twitter, et surtout je te suis du coeur chaque instant, parce que je crois en la force des pensées.

 

 

 

Et Toi lecteur qui vient de te paumer sur ce blog assez peu actif :

si tu veux être transporté de bonheur des papilles c’est ICI

si tu veux lire un bouquin informé, percutant, plein d’humour c’est LA

si tu ne connais pas encore le blog de Ma : ON Y VA

Et ICI c’est chez Léon et on aime beaucoup

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2015 Les souhaits ne sont que le prélude à l’action

Le dernier jour de l’année n’a aucune signification pour moi. J’ai toujours préféré le nouveau, ce qui démarre. Aussi, pour aller dans ce sens je partage avec vous ce qui va encore guider mes pas cette année, en vous souhaitant le meilleur de chaque instant. Aimer, le dire. A renouveler sans restriction Je vous aime.… Lire la suite 2015 Les souhaits ne sont que le prélude à l’action

La vie tout simplement

Parfois tu ne peux pas regarder en arrière tant il y a de cailloux qui te plombent les souvenirs, alors le rire te sauve et tu partages

Egrener chaque année, depuis 46 ans, les jours de ce mois d’automne, comme à la recherche de l’enfance perdue, de l’insouciance enfuie. 

Garder encore pour quelques jours ses fous rires, ses colères,  sa tendresse, sa force d’amour, comme s’ils ne devaient jamais cesser; retenir le temps, se noyer dans les dernières chaleurs pour que ne se lève pas le soleil gris d’octobre; revivre l’intensité de cette fin d’études, l’avenir qui s’ouvre, refaire le monde avec les amies, être encore une fois cette insolente enfant gâtée qui ne sait pas encore que le gouffre s’approche.
Passer de l’arrogante jeunesse au fracas de la déchirure essentielle, celle qui façonna ta vie, bloqua tes envies, enlisa tes émotions et  forgea ta détermination à être chaque jour, chaque instant dans le bonheur qui émerge.
 Vivre avec chacun comme s’il devait mourir demain, chasser la tristesse par le rire, la joie, le partage. profiter, savourer, surtout ne pas se dire que cela va finir.
Pendant si lontgtemps il n’y eu plus d’-avant-, une enfance effacée, figée comme pour éviter d’aborder la tendresse qui manque tellement, comme pour ne pas rencontrer la fureur d’une peine insurmontable.
Renouer peu à peu avec les souvenirs. Retrouver la douceur de l’enfance, s’étonner des pans entiers de ta vie qui réapparaissent, avoir la force enfin de les aimer et les chérir, comme si tout a coup, tout rentrait dans l’ordre, Toi à ta place, en ces jardins lointains, et moi ici avec la tribu, nous réunies dans un sourire complice.
Parfois je me dis, qu’à la fin de ma vie, j’aurais toujours en moi ce chagrin fracassant; Une maman qui part laisse à tout jamais un enfant orphelin, et quelque soit ton âge, cet enfant reste là, planté au coeur de l’adulte qu’il est devenu.
Josette Guérin-Brissaud 14/05/1924  –  1/10/1968
 
La vie tout simplement

Mon abeille

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Tu t es envolée mon abeille, tu es restée vivante jusqu’ au bout, tournée vers ta  lumière, acharnée de la vie.

Dimanche, la fatigue t a anéanti, nos mains serrées, pas de mots, juste être là quand tu ouvres un œil, tu murmures : tu es là, ça me rassure.

Lundi tu allais mieux, tu as organisée notre après midi, un peu de repos main dans la main, un peu de mots qui n exprimaient que l espoir et le souci de tes enfants, un peu de lecture  à tes cotés, pour que tu puisses te reposer, des massages avec cette huile qui sentait le printemps, un câlin immense enfin au moment du départ, intense, tes yeux dans les miens, tes bras autour de mon cou. On s est dit a mercredi, c est le jour des mômes.

Je pars et je t’entends m’appeler, crier mon nom. Je te revois furieuse : j’avais oublié de débrancher ton téléphone. Je crois en fait que ce cri était un appel que je n’ai pas su entendre.

Et puis je suis rentrée auprès de ma tribu, maison d’été pleine d’enfants, de cigales et de bruits.

Mardi tu as rejoins d’autres jardins, d’autres lumières, après un périple en ambulance pour lequel on en voudra à jamais à ces hôpitaux qui transfèrent les grands malades pour éviter de les voir terminer leur vie en leurs locaux. Je hais depuis cet hôpital marseillais sans âme ni courage.

Je ne peux exprimer tous ces liens qui, au fil des jours et des nuits, se sont tissés entre nous.

Je me souviens de Ste Maxime, deux jeunes mères avec leurs bébés filles. D’emblée tu remets un biberon dans le bec d’Anne, et lorsque je te dis: elle ne boit plus  au bib, tu ris aux éclats devant ma fille ravie, le bib au bec!

Je me souviens de la naissance d Amaury, ces allers retours entre ta chambre et le service de néo-nat: dis moi comment il va, et je reviens, ca va, la transfusion se passe bien, dis tu ne veux pas remonter voir, il, va bien, aller retours…

Je me souviens de cette saleté de maladie, attaque sournoise, et toi, battante, et triomphante, tu as su la remettre à sa place, vivre l’instant, active, électrique, tendue vers les autres.

Je me souviens de ton arrivée dans le sud, chez nous la première nuit, nos rires devant ces jours à venir à vivre a coté. Je me souviens … Je t aime. Tu me manques. L amitiés ne s éteint pas, elle se transforme, mais que la transformation est dure.

Depuis mardi le soleil à baissé ses rideaux pour nous, les cigales chantent faux, on se traine sans toi. Il me vient l envie de t appeler, de prévoir d aller te voir, puis le vide s installe.

Mireille mon abeille. Aout 2011vol_heureux_dabeille_autocollants-rd307867a6b5647da884fbcfcf46e13f9_v9waf_8byvr_324

coup de gueule

Le lézard est en colère

Voilà que la meute se déchaîne, c’est à qui sera le plus excessif, des larmes de crocodile a l’œil, indignation stérile, futile, égotique! Seul Gérard filoche a su émouvoir par sa sincérité et ses mots vrais, mais les caciques se raccrochent au buzz : il faut avoir émit des gloussements d’horreur pour bien montrer que… Lire la suite Le lézard est en colère